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Climat

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L’agriculture est une solution, parlez-en autour de vous !

Le climat occupe une place de plus en plus importante dans l’espace médiatique et les tractations politiques entre les différents Pays. En effet, les enjeux climatiques sont aujourd’hui incontournables, notamment pour l’agriculture, activité économique extrêmement dépendante du climat.

Les agriculteurs normands s’engagent !

Nombre d’agriculteurs normands ont déjà mis en œuvre des actions qui allient intérêt économique et impact positif sur le climat : utiliser un prérefroidisseur de lait, adopter une conduite économe, produire des énergies renouvelables (bois énergie, solaire thermique ou photovoltaïque, biogaz), optimiser les apports de fertilisants azotés, stocker du carbone en valorisant les surfaces en herbe et les haies… Une plaquette à destination des agriculteurs présente les enjeux du changement climatique et la contribution de l’agriculture.

Les articles rédigés par les Chambres d’agriculture de Normandie permettent de mieux comprendre les enjeux et de mettre en avant des initiatives mises en œuvre par les agriculteurs normands :


En complément, les Chambres d’agriculture lancent une grande opération de communication sur le changement climatique auprès des agriculteurs. Au travers de visuels ludiques associés à des pratiques positives pour le climat mais aussi pour l’économie, l’idée est à la fois de :

  • faire prendre conscience aux agriculteurs qu’ils peuvent tous agir pour réduire l’impact sur le réchauffement climatique,
  • faire savoir au grand public et aux institutions publiques que les agriculteurs sont engagés pour la préservation du climat.

Paris 2015, pour un accord universel sur le climat

 
La France a accueilli et présidé la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21), appelée Paris 2015, du 30 novembre au 11 décembre 2015.

L’ambition était d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat, contraignant et applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement climatique mondial en deçà de 2°C d’ici la fin du siècle.

L’accord doit entrer en vigueur en 2020 et devra être durable pour permettre une transformation à long terme.

De l’effet de serre au changement climatique

Les gaz à effet de serre que l’on trouve dans l’atmosphère jouent un rôle important dans la régulation du climat. Ils empêchent une partie des rayonnements solaires d’être renvoyée vers l’espace : c’est l’effet de serre. Grâce à lui, la température moyenne sur Terre est d’environ 15 °C alors que sans l’effet de serre, elle serait de -18 °C.

Or, même si des fluctuations du climat ont toujours existé, les activités humaines provoquent l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et, par conséquence, accentuent le réchauffement de la Terre : c’est ce qu’on appelle le changement climatique.

Ainsi, le changement climatique peut se définir comme « le changement de climat qui est attribué directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère et qui vient s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables. »

L’agriculture présente des spécificités majeures

  •  Nourrir les hommes, un engagement vis-à-vis de la société,
  • Activité indispensable pour la gestion de l’espace, la gestion des ressources naturelles, la création et l’entretien des paysages, le développement économique et l’emploi en zone rurale,
  • Contribuer à l’économie d’énergie fossile en produisant de l’énergie renouvelable, des agromatériaux et des bioproduits.


Mais aussi...

  • une grande vulnérabilité face au changement climatique, avec des incertitudes fortes de ses impacts sur le potentiel de production alimentaire,
  • une source d’émissions de gaz à effet de serre :

    • au travers de l’élevage d’une part : la fermentation entérique émet du méthane (CH4) tandis que les déjections animales produites au pâturage, en bâtiment ou lors des épandages émettent du méthane et du protoxyde d’azote,
    • et de la fertilisation d’autre part : la fertilisation provoque des émissions de protoxyde d’azote (N2O).

Et surtout…

  • La seule activité, avec la forêt, capable de stocker du carbone, ce qui contribue à atténuer le réchauffement climatique.

Le changement climatique en Normandie

Source : FranceAgriMer

Des évolutions du climat normand sont déjà observables. En effet, la température moyenne annuelle à Caen a augmenté de 0,8 °C entre 1951 et 2014. Au Havre, le niveau de la mer a augmenté de plus de 8 cm depuis 1972.

Ces tendances ont un impact sur l’agriculture, activité économique vulnérable face au changement climatique. Si l’on peut s’attendre à une augmentation de la production de biomasse du fait de l’augmentation de la teneur en CO2 de l’air, de températures plus élevées et d’hivers plus courts, on observe déjà un plafonnement des rendements en blé tendre dans l’Orne depuis la fin des années 1990. Ce phénomène résulte pour moitié du changement climatique qui a accru les stress hydriques et thermiques en fin de cycle cultural.

A contrario, on observe une forte augmentation des rendements en betteraves dans l’Eure. En effet, entre 1989 et 2014, le rendement en betteraves industrielles est passé de 60 tonnes à 90 tonnes. L’institut technique de la betterave (ITB) indique que la moitié du progrès résulte du climat et en particulier de la température qui a eu pour effet d’accélérer la mise en place du bouquet foliaire. L’autre moitié est liée à l’évolution génétique et aux techniques culturales.

Consommations d’énergie et émissions de gaz à effet de serre en Normandie : la séquestration du carbone, un véritable enjeu pour l’agriculture

L’agriculture normande ne consomme que 2 % d’énergie. Elle est également la seule activité, avec la forêt, capable de stocker du carbone et ce, en quantité non négligeable. La séquestration du carbone par les sols, les haies et les forêts a été estimée à environ 3,3 MtéqCO2 en Normandie (sources : SRCAE Haute et Basse-Normandie). Dans les bilans d’émissions de gaz à effet de serre présentés, la séquestration du carbone n’est pas déduite des émissions de l’agriculture.

Ainsi, en réalité, l’agriculture normande ne contribue qu’à hauteur de 18 % du bilan régional des émissions de gaz à effet de serre, et non 24 %.

A retenir : entre 1990 et 2012, les émissions de GES agricoles en France ont baissé de près de 10 % (CITEPA). Cette réduction est essentiellement due à l’optimisation de la fertilisation azotée, à la baisse de la surface agricole utile, à la baisse des effectifs bovins et au fléchissement de la consommation d’énergie.

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