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Sécuriser et maitriser la culture des protéagineux en agriculture biologique

Synthèse des essais sur les associations légumineuses & céréales mis en place en 2015, qui a pour ambition de contribuer au partage d’expériences !

Les pistes de travail sur les associations de culture doivent associer tous les partenaires du développement de l’agriculture biologique, en lien avec les producteurs, les coopératives, les semenciers et l’utilisateur final.

En agriculture biologique, les légumineuses à graines présentent de nombreux intérêts (enrichissement des sols en azote, allongement des rotations, source d’alimentation pour les ruminants et les monogastriques…). Pour autant, l’emblavement de ces cultures reste en France limité avec 7.7 % de la surface en Grandes cultures biologiques (données Agence Bio 2014). Que ce soit en lupin, féverole ou pois, les contraintes sont fortes. Leur faible pouvoir couvrant, notamment en fin de cycle, en fait des cultures sensibles à l’envahissement par les adventices et oblige à multiplier les passages d’outils de désherbage mécanique en cas de relevées. Leur sensibilité aux maladies et aux ravageurs vient fragiliser d’autant leurs performances. D’une année à l’autre, la variabilité des rendements est forte.

Les attentes des producteurs portent donc sur des itinéraires techniques qui sécurisent la production des légumineuses à graines. Ajouté à cela, une nouvelle culture tente d’agrandir son territoire de production au Nord de la France et se retrouve confrontée aux mêmes enjeux ; il s’agit du soja.

Des références acquises en France et en Europe, montrent que les associations de légumineuses avec des céréales permettent de sécuriser le rendement des protéagineux. Pour autant, il reste à déterminer pour les différents types de céréales possibles en association, les équilibres permettant de récolter une proportion suffisante de protéagineux.

Les résultats présentés dans cette synthèse montrent que le climat est un facteur déterminant de la productivité des protéagineux, tout comme la situation azotée de la parcelle.

La campagne culturale 2014-2015, marquée par un hiver doux et un printemps déficitaire en eau ont favorisé les protéagineux d’hiver. De mars à juillet, le même scénario climatique a pénalisé les protéagineux de printemps dans les Pays de la Loire et en Picardie. Dans ces conditions, les associations tirent leur épingle du jeu et représentent une assurance récolte.